10 astuces pour vaincre le syndrome de l’imposteur

10 astuces pour vaincre le syndrome de l’imposteur

Aujourd’hui, je réponds dans cet article à la demande d’un de mes lecteurs concernant le syndrome de l’imposteur.

Est-ce que j’en suis victime ? Oui très souvent, d’autant plus lorsque je commence quelque chose de nouveau, ça a été le cas pour la création de  ma première formation en ligne. Du coup, je me suis sur-préparée, j’ai tourné énormément de vidéos, j’ai détruits la moitié de ce que j’ai fait en trouvant ça nul, j’ai recommencé, puis je me suis aperçue que j’étais profondément touchée par ce fameux « syndrome de l’imposteur » ou l’envie d’être parfaite. Il a fallu que j’accepte de ne pas l’être (il parait que personne ne l’est de toute façon 😁 !) et petit à petit, j’ai réussi à vaincre ce syndrome (sans pour autant être guérie totalement 😥).

Alors quand Laurent m’a demandé de lui donner des tuyaux à ce sujet, crois-moi, ça a fait tilt et je me suis dit que nous ne devions pas être les seuls à être concernés, et que peut-être que toi aussi tu en souffres !

 

Donc dans cet article, je vais aborder sa signification, ses causes, ses conséquences et surtout mes 10 astuces efficaces pour lutter contre le syndrome de l’imposteur et t’aider à révéler ton véritable talent.

1 – Définition du syndrome de l’imposteur

  • Voyons d’abord ce que cela signifie et donc si tu es touché toi aussi par ce syndrome !

Le syndrome de l’imposteur est un phénomène courant qui touche de nombreuses personnes, y compris les formateurs. Il se caractérise par un sentiment persistant de doute et de peur d’être découvert comme un « imposteur » malgré les réussites et les compétences évidentes. Ce sentiment peut être paralysant et entraver ta croissance professionnelle et personnelle. Mais ne t’inquiète pas, tu n’es pas seul ! 

Le syndrome de l’imposteur se manifeste de différentes manières, mais voici quelques signes courants :

Doutes et peur de l’échec

Les personnes touchées par le syndrome de l’imposteur ont souvent des doutes sur leurs compétences et leur capacité à réussir. Elles ont peur de l’échec et de ne pas être à la hauteur des attentes des autres. Ces pensées négatives peuvent les empêcher de prendre des risques et de saisir des opportunités.

Perfectionnisme

Le perfectionnisme est un autre signe courant du syndrome de l’imposteur. Les personnes touchées ont tendance à se fixer des normes élevées et à être très critiques envers elles-mêmes. Elles ont du mal à accepter les erreurs et les imperfections, ce qui peut les amener à se sentir incompétentes et à douter de leur valeur.

Minimisation des réalisations

Les personnes touchées par le syndrome de l’imposteur ont souvent du mal à reconnaître leurs réalisations et à se féliciter de leurs succès. Elles ont tendance à minimiser leurs réussites et à les attribuer à la chance ou à d’autres facteurs externes. Cette tendance peut les amener à sous-estimer leur valeur et leur potentiel.

Elles ont aussi souvent du mal à accepter les compliments, se sentant illégitimes pour les recevoir (parce que comme moi, elles ont l’impression qu’elles auraient pu faire mieux 😒)

Comparaison aux autres

Les personnes touchées par le syndrome de l’imposteur ont souvent tendance à se comparer aux autres et à se sentir inférieures. Elles ont l’impression que les autres sont plus compétents, plus intelligents ou plus talentueux qu’elles. Cette comparaison constante peut les amener à se sentir découragées et à douter de leur propre valeur. Alors que tout cela est faux ! Les autres ne sont pas plus doués que toi ! C’est juste une impression.

Peur d’être exposé

Les personnes touchées par le syndrome de l’imposteur ont souvent peur d’être exposées et de révéler leur véritable niveau de compétence. Elles ont l’impression que les autres vont découvrir qu’elles sont des imposteurs et qu’elles ne méritent pas leur succès. Cette peur peut les amener à éviter les situations qui pourraient mettre leur compétence à l’épreuve.

C’est d’autant plus problématique quand tu es formateur car tu es forcément amené à t’exposer et donc tu redoutes LA question qui tue ; bref, celle à laquelle tu ne sauras pas répondre, ou bien celle qui va prouver à la face du monde que tu n’as rien à faire là !

Mais c’est faux, bien sûr tout ça c’est dans notre tête, parce qu’en vrai tu t’es super bien préparé, tu connais très bien ton sujet et parfois, on ne sait pas répondre à une question, là maintenant tout de suite. Et bien, ce n’est pas grave, on n’est pas des machines, on y répondra plus tard 😅!

syndrome de l'imposteur

2. Les causes du syndrome de l’imposteur

J’ai découvert que le syndrome de l’imposteur peut avoir différentes causes, mais voici quelques facteurs de risque courants :

Éducation

L’éducation peut jouer un rôle important dans le développement du syndrome de l’imposteur. Les personnes qui ont été élevées dans un environnement où la réussite était valorisée au détriment de l’effort ou de la créativité peuvent avoir tendance à croire que leur succès est dû à la chance plutôt qu’à leur propre mérite.

Par exemple, quand les adultes autour de toi estiment que seule compte la réussite à ton examen, ou la mention et non tout le chemin que tu as dû parcourir pour arriver jusque-là, tous les efforts que tu as dû faire. Ils ne voient que la mention que tu as raté d’un demi-point 😱.

Environnement familial

L’environnement familial peut également influencer le syndrome de l’imposteur. Les personnes qui ont été élevées dans un environnement où la critique était omniprésente peuvent avoir tendance à être très critiques envers elles-mêmes et à douter de leur propre valeur.

Par exemple, quand tes parents ou les adultes qui t’entourent oublient de te féliciter quand tu as de super bonnes notes mais se focalisent uniquement sur les moins bonnes, en te disant que tu ne bosses pas assez… et blablabla.

Expériences passées

Les expériences passées peuvent également influencer le syndrome de l’imposteur. Les personnes qui ont connu l’échec ou la critique dans le passé peuvent avoir du mal à se sentir compétentes et à avoir confiance en elles.

C’est le cas, par exemple, si dans tes premières expériences professionnelles tu as été victime d’un harceleur moral ou d’un chef colérique qui passait son temps à te critiquer sans cesse (crois-moi je sais de quoi je parle 😢).

3-Les conséquences du syndrome de l’imposteur

Le syndrome de l’imposteur peut avoir des conséquences importantes sur la santé mentale et physique. Voici quelques exemples :

Anxiété et stress

Les personnes touchées par le syndrome de l’imposteur peuvent éprouver une anxiété et un stress importants en raison de leur sentiment de doute et de peur. Ces émotions peuvent avoir des conséquences négatives sur la santé mentale et physique, notamment en augmentant le risque de dépression, de troubles du sommeil et de troubles alimentaires.

Dans le cas de la formation, tu peux avoir un trac terrible, difficile à surmonter ou des difficultés à dormir la veille. Donc il est important pour toi de faire des exercices de cohérence cardiaque ou de relaxation.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu  Comment animer une formation en distanciel

Épuisement professionnel

Le syndrome de l’imposteur peut également contribuer à l’épuisement professionnel. Les personnes touchées peuvent avoir tendance à travailler plus dur pour prouver leur valeur, ce qui peut les amener à négliger leur propre bien-être et à se sentir épuisées.

Effectivement tu peux avoir tendance à passer des heures et des heures à préparer ta formation sans être jamais pleinement satisfait du résultat ! Il faut apprendre à lâcher prise (je sais plus facile à dire qu’à faire 😁).

Isolement social

Le syndrome de l’imposteur peut également contribuer à l’isolement social. Les personnes touchées peuvent avoir du mal à se connecter avec les autres en raison de leur sentiment de doute et de peur. Là pour un formateur ça peut être la fin de ton métier car la peur d’animer face à un public, la non connexion avec tes apprenants peut d’amener à l’échec !

Tu comprends bien qu’en tant que formateur si tu veux survivre dans ce monde, il va te falloir trouver des astuces pour contrer ce syndrome de l’imposteur.

syndrome de l'imposteur

4-Mes 10 astuces pour surmonter le syndrome de l’imposteur

Reconnaître et accepter tes sentiments

C’est la première étape – comprends et accepte que ces doutes et ces peurs sont courants et qu’ils ne reflètent pas du tout ta véritable valeur et tes compétences. Prends le temps de te familiariser avec tes émotions et sois bienveillant envers toi-même, comme tu aurais voulu qu’on le soit avec toi enfant ; ou comme tu l’es avec les autres.

Réfléchir à tes succès passés

Passe en revue tes succès passés et rappelle-toi des moments où tu as accompli quelque chose de significatif. Fais une liste de tes réalisations et relis-la régulièrement pour te rappeler tes compétences et tes capacités. Cela t’aidera à renforcer ta confiance en toi et à contrer les doutes de l’imposteur.

Si tu as du mal avec la notion de succès, liste simplement les choses que tu sais faire : lire, écrire, conduite, faire du vélo, utiliser Powerpoint, cuisiner, peindre, parler devant 10 personnes… Que ce soit pro ou perso, note-les. Tu verras que la liste est longue et que tout n’est pas à la portée de tout le monde (contrairement à ce que te dis ta petite voix à l’intérieur de toi 😋).

Établir des objectifs réalistes

Fixe-toi des objectifs réalistes et réalisables. Le syndrome de l’imposteur peut être exacerbé lorsque tu te mets la pression pour atteindre des attentes irréalistes. En établissant des objectifs raisonnables, tu augmentes tes chances de réussite et tu diminues les sentiments d’inadéquation.

Quand tu prépares tes formations, parts du programme et pour chaque partie du programme détermine le temps dont tu disposes dans ta formation pour en parler. Ecris ton scénario pédagogique PUIS prépare tes supports, cela t’évitera de passer un temps fou à préparer un sujet dont tu ne parleras que 15minutes le jour J.

Apprendre à demander de l’aide

N’ai pas peur de demander de l’aide lorsque tu en as besoin. Les formateurs ont souvent tendance à croire qu’ils doivent tout savoir, mais il est important de se rappeler que personne n’est parfait et que nous avons tous des limites. Demande l’aide de collègues, de mentors ou de professionnels pour renforcer tes connaissances et ta confiance en toi.

Éviter la comparaison excessive

La comparaison excessive est un piège courant qui alimente le syndrome de l’imposteur. Évite de te comparer constamment aux autres, car chacun a son propre parcours et ses propres compétences. Concentre-toi sur ta propre croissance et sur la valorisation de tes réalisations uniques.

Et puis, crois-moi l’herbe a l’air toujours plus verte ailleurs. On pense que tel formateur est bien meilleur que nous (mais en fait c’est une interprétation). Tu verras aussi grâce aux évaluations de fin de formation que toi-aussi tu as de la valeur, que tes apprenants sont contents de leur journée et de ce que tu leur a apporté.

Cultiver un réseau de soutien

Entoure-toi de personnes positives et bienveillantes qui te soutiennent et t’encouragent. Un réseau de soutien solide peut t’aider à surmonter le syndrome de l’imposteur en t’apportant des perspectives objectives et en te rappelant ta valeur réelle.

Cherche des groupes de soutien, des communautés en ligne ou des mentors qui partagent tes aspirations et tes défis. Ici sur le blog, tu peux échanger avec moi ou avec les autres sans aucun souci. Je veille toujours à ce que la neutralité bienveillante soit respectée.

Mettre l’accent sur l’apprentissage continu

Le perfectionnement professionnel et l’acquisition de nouvelles compétences sont des moyens efficaces de renforcer ta confiance en toi. Investis du temps et des efforts dans ton développement personnel et professionnel afin de te sentir compétent et à l’aise dans ton rôle de formateur.

Suis par exemple, une formation de formateurs si tu n’en as pas fait. Elle peut être courte, pas besoin d’une formation diplômante, sauf si cela te rassure.

Prendre des risques

Sorts de ta zone de confort et relève des défis qui te permettent de développer de nouvelles compétences. Prendre des risques calculés te permettra de renforcer ta confiance en tes capacités et de réaliser que tu es capable de surmonter les obstacles. Accepte les opportunités qui se présentent à toi, même si elles te semblent intimidantes au départ.

Personnellement, je ne serai jamais devenue formatrice, si malgré mon stress, je n’avais pas accepté de remplacer au pied levé la personne qui devait animer une formation sur les 35 heures auprès de managers.

Tiens un journal de tes succès, de tes éloges et des commentaires positifs que tu reçois.

Qu’il s’agisse d’un courrier électronique de remerciement d’un participant à ta formation ou d’un commentaire élogieux d’un collègue, consigne-les dans ton journal. Lorsque tu te sentiras submergé par le doute, relis ces témoignages pour te rappeler de ta valeur et de l’impact positif que tu as sur les autres.

Et ma dernière astuce c’est de pratiquer l’auto-compassion

Sois gentil avec toi-même, comme tu le serais avec une autre personne. Au lieu de te critiquer et de te juger durement, adopte une attitude bienveillante envers toi-même. Rappelle-toi que tout le monde fait des erreurs et que cela fait partie du processus d’apprentissage.

Accorde-toi la permission de ne pas être parfait et traite-toi avec la même compassion et le même soutien que celui que tu offrirai à un ami. Après tout, souviens-toi qu’avant de savoir marcher tu t’es gamellé (comme tout le monde) une bonne dizaine de fois (voire plus) et que tu as fini par y arriver !

confiance en soi

Conclusion

Le syndrome de l’imposteur peut être un défi frustrant à surmonter, mais il n’est pas insurmontable. En mettant en pratique ces astuces, tu  commenceras à développer une confiance en toi plus solide et à libérer ton véritable talent en tant que formateur.

Rappelle-toi que tu as le droit d’occuper la place qui te revient légitimement, et que tes compétences et ton expérience sont précieuses pour les autres.

Alors, prend conscience de tout ce que tu as déjà fait, de tout le chemin parcouru, entoure-toi de soutien et continue à te former en tant que formateur compétent et confiant. Tu es prêt à briller et à inspirer les autres avec ton expertise et ta passion !

N’hésite pas à partager tes astuces dans les commentaires ci-dessous 👇

A très vite

Nathalie

 

PS : si tu veux en savoir plus sur ce syndrome 

https://www.livi.fr/en-bonne-sante/syndrome-de-l-imposteur/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_l%27imposteur

https://www.scienceshumaines.com/d-ou-vient-le-syndrome-de-l-imposteur_fr_42716.html

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2 réflexions sur « 10 astuces pour vaincre le syndrome de l’imposteur »

  1. Merci Nathalie pour cet article. Je me reconnais bien dans ce qui est écrit… je suis en reconversion professionnelle après une vingtaine d années en tant que cheffe de service éducatif dans le secteur medico social, je me forme pour obtenir le titre de formateur et je doute énormément… vais je y arriver? Suis je compétente pour former? Sans doute ne suis je pas seule à me poser toutes ces questions… j effectué ma formation en distanciel et pour le coup l isolement est grand, alors vos articles me rassurent. Merci
    Sophie

    1. Bonjour Sophie,

      Merci beaucoup pour ton message et pour ton retour positif sur mon article. Je suis heureuse de savoir que tu te reconnais dans ce que j’ai écrit. La reconversion professionnelle peut être un moment intense et rempli de doutes, mais je tiens à te dire que tu n’es pas seule à te poser toutes ces questions.

      La transition d’une carrière de cheffe de service éducatif dans le secteur médico-social vers le métier de formateur est certainement une étape stimulante, mais aussi pleine de défis. Les doutes font partie intégrante du processus d’apprentissage et de croissance. Il est normal de se demander si nous serons compétents dans notre nouveau domaine.

      Permet-moi de te rassurer, Sophie : le fait que tu te formes pour obtenir le titre de formateur démontre ta volonté d’évoluer et ta motivation à acquérir de nouvelles compétences. La reconversion professionnelle demande du courage, de l’engagement et une ouverture d’esprit, et je suis convaincue que tu as ces qualités en toi.

      N’oublie pas que chaque expert a commencé quelque part. Personne n’est né formateur. L’expérience que tu as accumulée en tant que cheffe de service éducatif est inestimable et t’apportera une perspective unique dans ton rôle de formateur. Tu peux tirer parti de ton vécu et de tes connaissances pour enrichir tes formations et offrir une valeur ajoutée à tes futurs apprenants.

      Il est également normal de ressentir de l’isolement lors d’une formation à distance. Cependant, garde à l’esprit que tu fais partie d’une communauté plus large de personnes qui se forment également à distance. N’hésite pas à rechercher des groupes, des forums ou des communautés en ligne où tu pourrais échanger avec d’autres personnes partageant les mêmes préoccupations. Cela peut être une excellente occasion de partager tes doutes, de trouver du soutien et d’apprendre des expériences des autres.

      Sophie, crois en toi et en ta capacité à réussir cette reconversion. L’apprentissage est un voyage, et chaque étape compte. N’hésite pas à me tenir au courant de ton parcours et de tes progrès. Je suis là pour t’encourager et t’apporter mon soutien.

      Je te souhaite le meilleur dans ta formation et ta future carrière de formateur. Tu es sur la bonne voie, et je suis convaincue que tu réussiras brillamment.

      Amicalement,
      Nathalie

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